A peine entré à la maison, je file vers la salle à manger. Sur la table, à côté de l’ordinateur portable de ma mère, est posé un gros carton. Je l’ouvre rapidement et délicatement (c’est possible ça o_O ?), puis je retire petit à petit toutes les protections qui entourent le contenu du colis. Après presque 2 semaines d’attente, je l’ai enfin… Vous l’aurez compris, il y a probablement un nouveau gadget électronique dans l’air. En l’occurrence, il s’agit d’un ordinateur portable tout neuf, arrivé le matin même chez moi. Il s’agit d’un Airis 1105 acheté chez Novatux quelques jours plus tôt (non, il ne s’agit pas d’un PC acheté en grande surface ;) ). Du coup, je l’ai payé plus cher, mais Ubuntu était pré-installé et configuré. De plus, par téléphone, Renzo (Le vendeur ;) ) m’a proposé de personnaliser certains éléments de l’installation, tels que le schéma de partitionnement. De même, il m’a proposé d’installer la version 64 bits vu que je dispose de 4 Go de RAM.

L’installation par défaut

Elle est très réussie. En plus des paquets par défaut, on trouve d’autres logiciels, tels que VLC, tous les codecs lisant des formats propriétaires, le plugin Flash et même des bibliothèques telles que libdvdcss. Enfin, tous les pilotes propriétaires (en l’occurence les pilotes Nvidia) étaient installés. Bref, un débutant qui ouvre cet ordinateur n’aurait aucun mal à s’en servir. Le thème est également bien personnalisé, avec une configuration de Compiz faite maison, des appelets sur Gnome (avec même un bouton pour tuer un processus). Avec cela, un débutant parfait n’aurait aucun mal à appréhender l’univers d’Ubuntu, sans même passer par la ligne de commande… ou presque.

Spécificités de mon installation

Je ne suis pas objectif sur la stabilité d’une telle configuration. En effet, j’ai cherché les ennuis tout de suite. Tout d’abord, rien que le fait d’utiliser Ubuntu 64 bits suffit à créer des problèmes, ne serait-ce que le plugin Flash 64. Enfin, j’ai commencé à me construire mon petit univers (comme d’habitude quand je suis sur un PC quoi), et après ce stade, les installations des OS subissent en général des dégâts irréversibles. -Déjà, le fait d’utiliser Intrepid crée un léger problème avec le wifi. Une fois NetworkManger chargé, si le bouton wifi est inactif, il me faut décharger puis recharger le module wifi. En pratique, c’est facile mais assez contraignant (bon, 2 lignes de commandes, ce n’est pas la mort non plus). -Le second problème est qu’à chaque mise à jour du kernel, le plugin Flash 64 est à réinstaller. Là encore, cela fait partie des choses faciles à faire mais contraignantes à la longue. -Dans la série des petites choses agaçantes, il semblerait que Renzo n’ait pas entré la clé de certains dépôts, ce qui cause une alerte à l’installation de certains paquets. Rien de grave, mais là encore, cela devient agaçant à la longue. -Un autre problème assez bizarre est le fait qu’une mise à jour du kernel ait fait complètement planter le système : plus de gestion du wifi, de l’alimentation, etc, et ce jusqu’à ce que je la relance le lendemain, où tout fonctionne comme par miracle. -Le dernier problème, et non des moindres, est que la mise à jour vers OpenOffice.org 3.0 que j’ai effectuée empêche l’enregistrement de certains documents avec Impress. Cela est assez pénible, notamment lorsque l’on a une présentation à rendre le lendemain et qu’OOo nous refuse d’enregistrer nos x heures de travail…

Si un débutant veut s’acheter un ordinateur portable avec Ubuntu, je lui conseillerai sans doute Novatux. Après, au niveau des prix, c’est sûr que c’est plus cher que d’autres constructeurs. Mais quand on regarde la qualité du service et le prix des portables assemblés, cela vaut le coup.