Après avoir mis en place le volet répressif (pardon, on dit “pédagogique” en novlangue) de la loi Hadopi, le gouvernement a essayé de mettre en place un moyen de consommation légale de musique.

La carte musique jeunes, qui est le moyen en question, permet d’acheter des titres à l’unité sur les plateformes partenaires (14 au total). Ou des application iPhone, c’est selon. L’idée est que les jeunes de 12 à 25 ans (et les un peu moins jeunes) en payent la moitié. L’autre moitié est payée par nos impôts, le tout pour la bagatelle de 25 millions d’Euros par an. En clair, l’État va subventionner encore un peu plus les industries culturelles. Remarquez, chez eux ça devient une habitude.

Bien entendu, toutes les plateformes ne permettent que l’achat de titres à l’unité, ce qui ne correspond plus aux usages depuis l’avènement d’Internet. De plus, cela contribue à renforcer ces grosses plateformes, alors que la concentration des acteurs est responsable d’une bonne partie des maux du marché de la musique en ligne. À cela vont s’ajouter les DRM et autres joyeusetés sur les fichiers acquis. Et ils veulent sauver la création ?

Heureusement, pour nous faire oublier tout ça, des gus dans une agence nous ont fait une belle parodie des acheteurs de la carte. Ou encore un moyen pour l’État de payer “en plus en plus” une agence publicitaire…